La Cathédrale Saint-Aubain de Namur

La Cathédrale Saint-Aubain occupe l’emplacement d’une ancienne collégiale du même nom, fondée en 1047 et devenue Cathédrale du diocèse de Namur en 1559. De cette collégiale il reste une tour restaurée en 1388, surélevée d’une flèche datée de 1648. (Aujourd’hui, la tour abrite un carillon de 49 cloches).

Cette première cathédrale est remplacée par un édifice construit de 1751 à 1767 en style classique par l’architecte italien PIZZONI. Longueur totale : 78 m, largeur de la nef : 17 m, hauteur de la nef : 24 m, sommet de la coupole : 70 m.

En 1797, en application des lois révolutionnaires, il est question de vendre et de détruire la cathédrale. Elle devient le Temple de la Loi et voit se dérouler des cérémonies du culte décadaire.

Au début du 19ème siècle, la cathédrale est enrichie, par dons et acquisitions, de nombreuses œuvres d’art provenant, pour la plupart, d’églises ou d’abbayes qui avaient été dépouillées ou démolies au moment de la révolution.

Parmi les œuvres remarquables : la chaire de vérité (1848), le jubé (1844-1849), le buffet d’orgue (1848), la grille Louis XV dans le transept de droite (1744, abbaye de Gembloux), le petit autel de droite dédié à Notre-Dame des Sept Douleurs (1650, ancienne collégiale), le petit autel de gauche dédié à Saint-Aubain (1655, ancienne collégiale), les stalles (1766) et au revers de l’autel principal (abbaye de la Ramée), une plaque-épitaphe fermant la niche qui contient l’urne funéraire de Don Juan d’Autriche, mort à Bouge en 1578.

L’extérieur de l’édifice, tel qu’il se présente actuellement, ne répond pas entièrement au plan primitif qui pour des raisons budgétaires a été réduit : pas de campaniles, cinq statues au lieu de treize. Néanmoins, telle qu’elle est, la cathédrale offre un exemple impressionnant d’architecture d’inspiration italienne avec ses colonnes, pilastres, corniches, vases, balustrades.

La Cathédrale Saint-Aubain de Namur